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Randonnée / Voyage
03/12/2024

Tata Camille

La bretagnarde

Article mis à jour le : 03/02/2026

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Bivouac en hiver : checklist complète

Bivouac en hiver : checklist complète

Mais pourquoi donc vouloir s’infliger une nuit en bivouac dans le froid de l’hiver ? Sûrement parce que la sensation y est inédite, l’expérience grandiose et le paysage fabuleux ! En effet, le silence de la montagne, l’écho duveteux de la neige et l’aventure de la solitude sont autant d’expériences qui rendent le bivouac d'hiver unique ! Une fois que vous l’aurez testé, c’est certain, vous voudrez y retourner !

Mais le bivouac hivernal ne se résume pas à planter une tente dans le froid. C'est une véritable gestion de la calorie. En milieu polaire ou montagnard, votre corps lutte sans relâche pour maintenir sa température à 37°C. Chaque choix d'équipement sert un objectif unique : limiter la déperdition de chaleur par conduction, convection et évaporation.

Réussir son bivouac sous la neige demande d'anticiper deux facteurs : l'isolation vis-à-vis du sol et la gestion de l'humidité interne. Sans un matériel adapté aux conditions grand froid, la condensation gèle à l'intérieur de la tente et transforme votre sac de couchage en éponge glacée. Ce guide détaille les outils indispensables pour sécuriser vos nuits hivernales.


 

La tente 4 saisons : pourquoi la tente de trek classique ne suffit plus

Une tente de randonnée estivale (3 saisons) privilégie la légèreté et la ventilation. Pour le bivouac hivernal, ces caractéristiques deviennent des faiblesses. La tente 4 saisons est une structure renforcée capable de supporter des charges mécaniques et des conditions thermiques extrêmes.


 

Résistance au poids de la neige

Les arceaux d'une tente 4 saisons sont plus épais et se croisent en plusieurs points. Cette architecture empêche l'écrasement de la chambre sous une accumulation de neige durant la nuit.

Protection contre le vent glacial

Le double-toit descend jusqu'au sol pour bloquer les courants d'air. Des "murs" de tissu plein remplacent le mesh (filet) de la chambre intérieure pour conserver la chaleur interne.

Les caractéristiques indispensables d'une tente neige

  • Arceaux externes : Permettent de monter la tente sous la neige sans mouiller la chambre intérieure.
  • Toile à pourrir (Snow skirts) : Des bavettes de tissu au sol sur lesquelles on accumule de la neige pour sceller l'embase contre le vent.
  • Ventilation haute : Indispensable pour limiter la condensation, même par -10°C.

Le conseil des Tontons :

N'utilisez jamais de sardines classiques dans la neige. Prévoyez des ancres à neige ou des sardines larges en profil "U". À défaut, enterrez des bâtons de ski ou des branches horizontalement (corps-mort) pour assurer l'ancrage de votre abri.

Tapis de sol, ne négligez pas la protection 

Côté installation, optez pour un tapis de sol qui protègera le sol de votre tente de trek et lui offrira une plus longue durée de vie ! En prime, il permettra d'isoler la tente du sol et augmentera votre confort pendant la nuit. Avec un tapis de sol léger et compact, vous maximisez donc vos chances de bien dormir, surtout en trek hivernal !


 

Le système de couchage et l'importance cruciale de la R-Value

En bivouac hivernal, le sol est votre principal ennemi. La neige absorbe la chaleur de votre corps par conduction de manière quasi instantanée. Pour dormir sereinement, vous devez raisonner en "système de couchage" associant un matelas isolant et un sac de couchage technique.


 

Le matelas : bien comprendre la R-Value

Le matelas de trek n’est surtout pas à négliger pendant un bivouac hivernal. Vous aurez beau avoir choisi le meilleur sac de couchage et la tente de trekking la plus perfectionnée, si votre matelas ne vous isole pas du sol, tous vos efforts auront été vains ! Pour bien choisir votre matelas de bivouac, il est donc essentiel de jeter un œil sur le critère qui nous intéresse ici : la R-Value.

La R-Value mesure la capacité d'un matelas à résister au flux de chaleur. Plus cet indice est élevé, plus le matelas vous isole du froid provenant du sol. Alors, quelle R-Value pour l'hiver ?

  • R-Value < 3 : Inadapté pour la neige. Risque d'hypothermie par conduction.
  • R-Value entre 4 et 5 : Standard pour le bivouac hivernal classique.
  • R-Value > 6 : Expédition et conditions de grand froid extrêmes.


L'astuce des Tontons : Superposez un matelas en mousse à cellules fermées (type Z-Lite) sous votre matelas gonflable pour additionner leurs R-Values et protéger votre gonflable des crevaisons.
 

Le sac de couchage : Température de confort vs Limite

Vous verrez apparaitre sur tous les sacs de couchage, des données concernant les températures de confort, limites de confort et extrêmes, voici comment les analyser :

  • Température de confort : température à laquelle une personne peut dormir confortablement, en position détendue, sans avoir froid. Elle est définie pour un dormeur standard (une femme moyenne, selon les normes, car elles sont généralement plus sensibles au froid). Ce critère est crucial pour des nuits agréables et sans frissons.
  • Température limite de confort : température la plus basse à laquelle un dormeur (homme moyen) peut dormir en position recroquevillée pour conserver sa chaleur corporelle, sans ressentir de froid intense. 
  • Température extrême : limite de survie, définissant la température à laquelle le sac de couchage peut protéger d’une hypothermie mortelle, mais au prix d’un inconfort extrême. Cette valeur n’est pas recommandée pour une utilisation normale, car elle peut entraîner des risques pour la santé.


Ne vous fiez qu'à la température de confort (norme EN ISO 23537). Pour un bivouac sur neige en France, un sac avec une température de confort comprise entre -10°C et -15°C est une base sécurisante.

Le Duvet (Plume)

  • Avantages : Rapport poids/chaleur imbattable, compressibilité maximale.
  • Inconvénients : Perd son pouvoir isolant s'il est humide (condensation).

Le Synthétique

  • Avantages : Conserve sa chaleur même humide. Séchage rapide.
  • Inconvénients : Plus lourd et beaucoup plus volumineux dans le sac.

Détails techniques à vérifier : privilégiez les sacs avec une collerette anti-froid épaisse et une capuche enveloppante. Les compartiments en "caissons" (H-Box) évitent les ponts thermiques au niveau des coutures, garantissant une isolation homogène.

Pour maximiser la sensation de chaleur pendant la nuit et empêcher les déperditions de chaleur, choisissez un sac de couchage sarcophage, avec une capuche, qui englobe bien la tête et les épaules. Certains sacs sont équipés d’une collerette, de rabats sur les zips et d’un compartiment spécial pour les pieds, qui limiteront les pertes de chaleur.


 

Réchaud et hydratation : lutter contre le gel du matériel

Parce qu’il n’y a rien de plus réconfortant qu’un bon plat chaud après une longue journée de marche, nous allons parler réchaud ! Accessoire très fortement recommandé pour des bivouacs hivernaux, non seulement il vous apporte du réconfort mais aussi et surtout, de l’énergie et de la chaleur.

En hiver, transformer de la neige en eau potable consomme une quantité massive d'énergie. Votre système de cuisson doit rester fonctionnel malgré des températures négatives qui figent les combustibles classiques.
 

Le choix du combustible

Le butane cesse de s'évaporer dès 0°C. Pour le bivouac hivernal, utilisez des cartouches de mélange isobutane/propane (mélange "hiver") ou, pour les expéditions engagées, un réchaud à essence (multicombustible) insensible au gel.

Gestion de l'eau

Les gourdes classiques gèlent par le goulot. Utilisez des bouteilles isolantes (Thermos) ou des housses néoprène. Astuce : stockez vos gourdes à l'envers dans votre sac ; la glace se formera au fond du récipient et non sur le bouchon.

La technique de la fonte de neige

Ne remplissez jamais une casserole de neige poudreuse sèche sans un fond d'eau liquide. La neige agit comme un isolant et risque de brûler le fond de votre popote avant de fondre. Commencez avec un peu d'eau et ajoutez la neige progressivement.

Le conseil des Tontons :

Le soir, placez votre filtre à eau (type Sawyer ou BeFree) et votre cartouche de gaz dans votre sac de couchage. Si les fibres d'un filtre gèlent avec l'humidité résiduelle, elles se brisent et le filtre devient inefficace contre les bactéries, sans que cela soit visible à l'œil nu.

Pour les plus aventureux, il existe des réchauds multi-combustibles compatibles avec tous les combustibles mais ils sont plus onéreux et plus difficiles d’utilisation. Enfin, très populaires en Scandinavie, les réchauds à alcool à brûler !


 

Gestion des vêtements et de l'humidité : la règle des trois couches en statique

En bivouac hivernal, l'humidité est votre pire ennemie. La sueur accumulée durant la marche refroidit votre corps dès l'arrêt de l'effort. Pour rester au sec et au chaud, l'application rigoureuse du système des trois couches est indispensable avec une attention particulière pour la phase statique.
 

Le protocole "Arrivée au camp"

  1. Changez de première couche : Retirez immédiatement votre sous-vêtement technique humide. Enfilez un t-shirt en laine mérinos sec. La laine conserve la chaleur même si elle absorbe un peu d'humidité résiduelle.
  2. Isolez massivement (Couche 2) : Enfilez une doudoune épaisse en duvet ou en synthétique volumineux. Contrairement à la marche, la phase statique exige une couche d'isolation beaucoup plus importante.
  3. Coupez le vent (Couche 3) : Gardez votre veste Gore-Tex ou une veste coupe-vent pour emprisonner l'air chaud généré par votre doudoune.
     

Protéger les extrémités

Une grande partie de la chaleur corporelle s'échappe par la tête et les pieds. Pour un bivouac sous la neige, prévoyez des accessoires spécifiques :

  • Chaussons de bivouac : Des chaussons isolés en duvet ou synthétique pour remplacer vos chaussures de marche souvent humides et froides.
  • Bonnet et tour de cou : Indispensables même à l'intérieur du sac de couchage pour limiter la déperdition thermique crânienne.
  • Gants de rechange : Une paire de moufles sèches dédiée uniquement au camp est une sécurité majeure contre les engelures.

L'astuce anti-condensation :

Ne dormez jamais avec le nez et la bouche à l'intérieur de votre sac de couchage. L'humidité de votre respiration sature le garnissage en quelques heures, supprimant tout pouvoir isolant. Laissez toujours un petit passage d'air pour évacuer la vapeur d'eau.

Les vêtements techniques, le point stratégique


 

Lorsque l'on parle de bivouac hivernal, le principal aspect à prendre en compte, c’est le froid. La journée vous êtes actif, vous avez chaud et vous transpirez. Equipez-vous donc avec de vêtements respirants pour évacuer au maximum l’humidité. Le soir arrivant, vous devrez troquer vos vêtements mouillés ou humides pour des vêtements techniques, secs et chauds !

Choisissez donc une première couche thermique, en laine mérinos par exemple, avec le grammage le plus épais. La laine vous garde au chaud et au sec lorsqu’il fait froid et humide.

En seconde couche, l’indispensable doudoune de montagne ! Comme pour les sacs de couchage, en duvet ou en synthétique, c’est vous qui choisissez !

Enfin, en dernière couche, si vous êtes dehors pour cuisiner par exemple, gardez la bonne vieille membrane imperméable et coupe-vent qui fait barrière contre les éléments !

Enfin, pour dormir, l’idéal est d’être nu dans son sac de couchage afin de générer un maximum de chaleur ! Mais au fur et à mesure que le thermomètre descend, couvrez vos pieds avec des chaussettes en laine mérinos et votre tête avec un bonnet, et enfin enfilez votre t-shirt et votre legging thermiques en cas de très grand froid !


 

La nourriture lyophilisée, votre carburant pour l'aventure

Puisque le poids et l’espace comptent dans votre sac à dos de randonnée, choisissez de la nourriture lyophilisée. Légère, compacte et calorique, elle vous permet de tenir le coup et de gagner de l’énergie ! Le froid et la faim vous feront perdre de l’énergie, il est donc important de bien manger pour garder toutes ses forces pour se réchauffer !

Dégustez par exemple la fondue aux 4 fromages et ses croûtons lyophilisés MX3 disponible sur le site Tonton Outdoor !


 

3 astuces pour ne pas avoir froid avant de se glisser dans le duvet


 

Même avec le meilleur sac de couchage du monde, si vous entrez dedans en étant déjà gelé, vous aurez du mal à vous réchauffer. Le sac de couchage ne produit pas de chaleur, il ne fait que conserver la vôtre. Voici comment "préparer" votre corps.

  1. Relancez la pompe thermique : Juste avant d'entrer dans votre tente, effectuez quelques flexions ou des mouvements de bras circulaires pendant 2 minutes. L'idée est de faire monter votre rythme cardiaque et votre chaleur interne sans aller jusqu'à la transpiration.
  2. La bouillotte de fortune : Remplissez une gourde de type Nalgene (qui supporte l'eau bouillante) avec de l'eau chaude. Glissez-la dans une chaussette et placez-la au fond de votre sac de couchage au niveau des pieds. C'est un apport de chaleur externe massif pour toute la nuit.
  3. Le repas "carburant" : Privilégiez un repas riche en lipides et en glucides lents le soir. La digestion est un processus thermogénique qui produit de la chaleur. Un estomac vide en bivouac hivernal est la garantie d'une nuit grelottante.

Rappel de sécurité :

Ne cuisinez jamais à l'intérieur d'une tente totalement fermée. Le risque d'intoxication au monoxyde de carbone est réel et mortel, sans compter le risque d'incendie sur les toiles synthétiques. Laissez toujours une aération généreuse ou cuisinez dans l'abside.


Questions fréquentes sur le bivouac hivernal

Quelle tente choisir pour dormir dans la neige ?

Optez impérativement pour une tente 4 saisons. Sa structure renforcée supporte le poids de la neige et ses parois en tissu plein bloquent les courants d'air glaciaux, contrairement aux modèles 3 saisons en filet (mesh).

Quelle R-Value est nécessaire pour l'hiver ?

Pour une isolation efficace sur sol gelé ou enneigé, une R-Value minimale de 4 est requise. En dessous de cet indice, le froid du sol absorbe votre chaleur corporelle, quel que soit votre sac de couchage.

Comment empêcher son eau de geler la nuit ?

Stockez vos gourdes à l'envers dans votre sac à dos ou gardez-les près de vous dans le sac de couchage. La glace se forme en priorité à la surface ; garder le bouchon vers le bas évite qu'il ne se bloque.

Le réchaud à gaz fonctionne-t-il par grand froid ?

Le butane classique gèle à 0°C. Utilisez des mélanges isobutane/propane (cartouches hiver) et gardez la cartouche au chaud dans votre veste ou votre duvet avant l'utilisation pour maintenir une pression suffisante.

Faut-il dormir habillé dans son sac de couchage ?

Oui, mais avec des vêtements secs et respirants comme de la laine mérinos. Évitez les épaisseurs excessives qui compriment le garnissage du sac, car c'est l'air emprisonné qui isole, pas le tissu.

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